En introduction, Aymeric le MASNE de CHERMONT, directeur du CROSS MED, rappelle que l’établissement ouvre
volontiers ses portes aux acteurs de la plongée subaquatique désireux d’en découvrir le fonctionnement interne.
Il souligne que le CROSS MED a pour mission première de faciliter et de fluidifier l’action de l’ensemble de la
chaîne de sauvetage. À ce titre, il dispose de la liberté de déclencher, sans délai, la prise en charge de victimes
d’accidents par tous moyens aériens ou terrestres jugés nécessaires ou disponibles.
Pour l’année 2025, dans le département des Pyrénées-Orientales, 11 déclenchements de secours ont été
enregistrés à la suite d’accidents de plongée, avec 5 décès constatés.
L’objectif de la réunion est clairement posé : définir un mode opératoire précis permettant une arrivée au caisson
hyperbare de la clinique Saint-Pierre de Perpignan dans un délai inférieur à deux heures après le déclenchement
de l’alerte. Pour y parvenir, les structures de plongée doivent transmettre dès l’alerte des informations
essentielles, notamment la position ou le site de plongée, le caractère mobile ou non de l’embarcation, ainsi que
la présence éventuelle de palanquées en immersion.
Le directeur demande que les structures de plongée informent systématiquement le sémaphore lors de leurs
sorties, en précisant le nombre de plongeurs engagés et le site retenu. Cette procédure est déjà obligatoire pour
les plongées sur le site du Bananier. Il insiste sur le fait qu’il ne faut jamais hésiter à se signaler : « déranger »
n’existe pas en matière de sécurité. Cette démarche permet également de vérifier le bon fonctionnement de la
VHF avant toute immersion.
Il présente ensuite les éléments validés lors d’une réunion préalable réunissant les services de secours (SDIS,
Sécurité civile, CROSS MED, médecin du caisson hyperbare et médecin anesthésiste). Il a été acté que, pour lesplongées réalisées au nord du cap Béar, les victimes devront être évacuées vers Port-Vendres. Pour les accidents
survenant au sud du cap Béar, les ports de ralliement retenus sont Banyuls-sur-Mer ou Cerbère.
En cas de perte d’un plongeur, les plongeurs du SDIS, éventuellement appuyés par ceux des services de l’État
(gendarmerie), sont prioritairement engagés pour les recherches sous-marines. Le directeur rappelle fermement
la dangerosité qu’il y a à voir des plongeurs se réimmerger spontanément pour rechercher une personne en
difficulté : le risque de suraccident est réel et doit être évité. L’alerte doit être donnée immédiatement, quitte à
être levée par la suite si la situation le permet. Un déclenchement rapide réduit considérablement la zone de
recherche ; à l’inverse, chaque minute perdue l’agrandit.
Plus le mode opératoire et le plan de secours sont clairement établis, plus les informations transmises au CROSS
MED sont pertinentes et exploitables.
Le CROSS MED préconise l’utilisation du message MAYDAY pour les accidents de plongée. Aucune sanction n’est
encourue par les structures si l’alerte est ultérieurement requalifiée en PAN PAN.
Enfin, tout plongeur présentant des symptômes à terre, hors structure de club, sur le département, peut contacter
directement le CROSS MED par téléphone en composant le 196, afin d’accélérer sa prise en charge et d’éviter
toute aggravation liée à un retard d’intervention.